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Message par pat39 le Sam 5 Sep 2015 - 13:08

Je mettrais des photos  et un compt rendu financier plus tard.
Neuf pays traversé 20 000km et 2 mois de route .
Bonne lecture.

Voila, c'est parti pour notre voyage !

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Nous sommes à la frontière Russe, dans un hotel en Létonie;
Après trois jours de route et d'autoroute . Beaucoup d'heures de volant, surtout aujourd'hui, avec une  route défoncée ; vers les 150 derniers kilomètres, des travaux sont venus nous ralentir .(11 h de route au total !)

La Pologne a beaucoup changé ; on trouve maintenant des autoroutes toute neuves, avec des aires de repos et des stations d'essence .Les réservations d'hôtel , ont fonctionné, sans surprise . C'est agréable de ne pas se soucier de chercher un bivouac et de trouver un repas, une bière, une douche et un bon lit...
Demain matin, passage de la frontière russe : l'aventure commence vraiment !

Le passage de la frontière a été quelque peu compliqué : plus de 4 heures  !  Il a fallu remplir les fameux formulaires d'entrée que nous avons recommencés x  fois avant qu'ils conviennent aux douaniers (douanières en l'occurence) (pas charmantes du tout !!)

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Nous roulons maintenant depuis 6 jours.
La Russie a peu changé. Les routes , de ce coté, sont bonnes .
Alors , les Pats ??
Je vous présente nos amis de voyage :

Pat (Patrick) dit Pat25 , que je connais depuis longtemps.
Madame Pat25 : Chantal.
Pour faire mieux ce sont les mêmes initiales PP; Nous sommes tous deux en Toyota .
Jeudi 9 Juillet
Nous levons le camp à 7h30 et prenons la direction de la frontière. Avant d'y arriver, il faut passer sur un pont flottant : moment assez amusant ; le pont s'enfonce parfois dans l'eau sous le poids des véhicules...  Le passage de la frontière russe ne pose, cette fois ci, aucun problème ! ( à peine une demi-heure, avec en prime une douanière souriante)  Puis vient la frontière kazakhe. Le personnel est  aimable et souriant et nous aide à remplir nos papiers. Au bout de 30 minutes nous avons terminé ! Nous franchissons encore quelques contrôles et arrivons enfin au dernier poste.

A nous le Kazakhstan !

C'est alors que nous voyons surgir plusieurs policiers qui arrêtent  la voiture de Patrick. Surprise totale !!  Ils nous montrent le stop, qui nous a échappé au milieu de la cohue,  en répétant : "Problem ! Problem". Nous savons qu'au Kazakhstan les amendes pleuvent et sommes un peu inquiets. On nous conduit dans un bureau et l'un des policiers commence à remplir un registre...Les autres semblent très contents  de la prise qu'ils viennent de faire et rigolent bien ! Nous essayons de parlementer. Je leur fait croire que je suis policier à la retraite (sergent apparemment) et je leur dis que j'ai bien compris leur truc :" Stop = Money, Money!" Tous éclatent de rire. Finalement le chef déclare :" Three men = three souvenirs !" Nous nous empressons de leur donner quelques uns des petits cadeaux que nous avons amenés et nous dépêchons de quitter les lieux. Finalement nous nous en tirons à bon compte !
Depuis le passage de la frontière, nous remarquons beaucoup de changements : la population d'abord, typée asiatique et généralement souriante, le paysage, beaucoup plus aride maintenant,les cimetières musulmans le long de la route.
Nous progressons lentement, car la route qui mène à Atyrau n'est qu'une suite d'énormes nids de poules. Les véhicules empruntent souvent le bas côté, ou la piste voisine pour y échapper.

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La présence policière est importante, et nous respectons scrupuleusement les panneaux après l'incident du matin. Tout à coup, une voiture de police fait signe à Patrick de se garer. .. Décidemment...Le policier lui fait comprendre qu'il n'a pas mis ses feux de croisement (obligatoires !) et qu'il doit enlever le film teinté fixé sur sa vitre . (Les passagers doivent être visibles) Il en décolle un coin et Patrick est obligé d'arracher le reste. Mais cette fois encore, pas d'amende !
Nous mangeons un gulach dans une gargotte. Dans un coin, un divan à l'oriental, sur lequel deux hommes sont allongés.

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Après avoir bien galèré sur cette route, et par une chaleur écrasante,nous arrivons enfin à Atyrau. Trop tard pour retirer de l'argent ! (nous avions oublié le décalage horaire de 2 heures et les banques sont toutes fermées)
Nous trouvons finalement un bivouac à la sortie de la ville, en suivant une piste qui devrait nous emmener à la mer caspienne. Rien ! Tant pis pour la baignade, qui nous aurait pourtant fait beaucoup de bien ! Nous nous installons et fêtons notre arrivée au Kazakhstan avec un petit verre de pontarlier (Merci Patrick !) Il nous faut pourtant écourter ce bon moment et monter dans nos tentes, car les moustiques kazakhes sont assez féroces !
Il fait chaud dès le lever. Nous quittons le bivouac (apparemment une zone naturelle protégée...une chance que les gardes ne nous aient pas vus !) Change à Atyrau  (1 Euro = 200 Tenge) et plein de gas oil. Pat sème la panique à la station service en voulant changer de file d'attente... Mauvaise idée : Ici, pas de fantaisie : on attend  scrupuleusement  dans l'ordre d'arrivée !

La route qui conduit à Bejneu est roulante et sans problème. Il faut juste faire attention aux policiers à l'affut de la moindre infraction. Des chameaux  et des chevaux, ça et là, et beaucoup de puits de pétrole
Nous avons l'intention de bivouaquer aux environs de Bejneu ; mais il faut bien se rendre à l'évidence : l'endroit, très industrialisé, ne s'y prête pas du tout et de plus, il n'y a ici  aucun endroit abrité du soleil. Nous optons finalement pour un petit hôtel (30 Euros environ) avec clim. Correct sans plus. (il nous faut aller plusieurs fois réclamer de l'eau pour la douche...). Demain, passage de la frontière ouzbèke.

Ouzekistan

Nous nous levons tôt ce matin : il nous faut faire le plein de gas oil avant de passer la frontière. Le gas oil est rare en Ouzbékistan ( on y trouve surtout du gaz) et nous avons beaucoup de kilomètres à faire dans une zone désertique. Nous remplissons nos jerrycans et partons avec 100 litres (Patrick, lui, a plusieurs réservoirs).

Les 80 kms qui nous séparent la frontière sont difficiles : pas de route, mais une piste assez cassante où camions et voitures essaient de se frayer un chemin...
Aucun problème à la frontière kazakhe. Par contre, il y a à la frontière ouzbéke une longue file de voitures et de camions. Des ouzbèkes, trainant de lourds baluchons s'entassent devant un guichet en se bousculant.  Nous ne sommes pas sortis de l'auberge, et avec cette chaleur ! Finalement un douanier nous repère et fait passer nos véhicules avant tous les autres. Inespéré !! Nous allons d'abord au bureau de douane : pas de problème particulier. Puis vient le bureau de police, avec l'inévitable formulaire à remplir : il faut indiquer combien nous avons d'argent avec nous, si nous transportons  des armes et autres produits interdits.... (Pourvu que le Pontarlier n'en fasse pas partie !!) Un policier, qui connait quelques mots de français, nous aide à remplir les papiers. Autre guichet pour vérifier et enregistrer nos formulaires. Le douanier inspecte aussi  nos ordinateurs et portables ( des fois qu'ils contiendraient des films pornos...) Puis il nous demande si nous n'aurions pas un petit souvenir pour lui. Pas de problème, si ça peut faire avancer les choses !( nous avons encore quelques petits cadeaux en réserve ).  Enfin c'est la fouille des véhicules. Patrick passe en premier et se fait éplucher le contenu de son véhicule... Pour nous c'est plus rapide : les douaniers ont en effet trouvé une bouteille de vin dans notre frigo et ont visiblement bien l'intention de la boire ! (Ils sont quand même gonflés, ces douaniers !)  Pas de tire bouchons ! Ils se rabattent sur une bouteille de bière et la fouille est assez vite expédiée.

La route, jusqu'à Bejneu,  alterne entre des passages très mauvais (trous énormes et tôle ondulée) et des passages plus roulants.
Nous réussissons à trouver une gargotte, où on nous sert des salades et des sortes de raviolis à la viande. La patronne est tellement contente de voir des touristes qu'elle fait une photo de nous... (C'est vrai que depuis la frontière russe, nous n'avons vu que 7 européens -en stop, en vélo et en moto).  L'addition se monte à 54 000 Soums pour nous 4.  (soit13 Euros !)
Nous reprenons la route (souvent monotone). Avant Nukus, nous avisons un motel et nous renseignons sur la prix des chambres (car il ne va pas être facile de bivouaquer dans cette région, sans arbre ni endroit tranquille). On nous montre 2 chambres : correctes, mais avec toilette et salle de bain extérieures. On nous annonce 40 par personne : sans doute 40 000 soums ?? C'est assez cher pour cet endroit ! Nous hésitons, mais finissons par accepter. L'hôtesse commence à remplir les papiers d'enregistrement tandis que nous préparons 160 billets de 1000 Soums... La femme nous regarde, apparemment intriguée, puis s'éloigne. Un autre employé arrive et nous réalisons qu'il s'agit de 160 dollars ! Nous sommes estomacés et quittons bien vite les lieux...
Finalement ce sera bivouac ! Pas facile ici ! Nous nous installons à l'écart de la route, derrière de gros tas de sable. L'apéro et le petit repas ensemble nous remettent de ces péripéties !


Le bivouac a finalement été tranquille (même si Chantal a aperçu un scorpion...)
Nous prenons la direction de Khiva. Le paysage est plus verdoyant. Il y a maintenant des fleurs, de l'eau et des troupeaux de moutons. A Kungrat, nous décidons de bifurquer vers Muynak, ancien port de pèche sur la mer d'Aral. La route est correcte. Nous croisons des gens à moto ( parfois à 3 dessus, ou avec de gros chargements).  Effectivement, Moynak est devenue une ville fantome, sans aucun charme. Nous allons nous faire enregistrer dans un hötel (l'enregistement des touristes est obligatoire en Ouzbékistan ). Endroit délabré et triste... L'homme qui nous a reçus veut bien nous conduire au cimetière de bateaux, moyennant finances...Nous préfèrons le chercher par nos propres moyens. Un repas très succint dans une gargotte le midi (encore des oeufs !!) La proprio- prof de russe- est très sympa et nous indique le cimetière à quelques minutes du centre.  Dans l'ancien port, quelques épaves de bateaux sont plantées dans le sable... La mer se trouve maintenant à 150 kilomètres de là. Nous sommes impressionnés !
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Il fait de plus en plus chaud : 46 ° aujourd'hui. Nous nous arrêtons dans un marché pour quelques courses. Nous ne passons pas inaperçus ! Aucun occidental ici.  Les femmes vendent des fruits et légumes, abritées du soleil par de grandes toiles blanches ; on trouve aussi du "nan" (pain plat) que nous apprécions bien.

En ville, le feu, (pas très visible à vrai dire) passe au rouge au croisement ; Je bloque les roues (après l'incident survenu à la frontière kazakhe, nous respectons scrupuleusement la signalisation). Nous suivons une autre voiture et repart. apparemment alors que le feu était encore au rouge. Un policier nous arrête. Nous sentons arriver les gros problèmes, car les policiers ouzbèques ont très mauvaise réputation...Le policier examine nos passeports et mon permis . Nous ne comprenons rien à ce qu'il nous demande. Il insiste. Puis voyant que décidément il n'est pas possible de se comprendre, il nous fait signe de repartir. Ouff ! On s'en tire bien !

A Berunly nous prenons la départementale qui mène à Urganch et Khiva.
Le paysage devient très vert. Partout des fleurs (des canas et des roses trèmières notamment) et des canaux d'irrigation dans lesquels les enfants se baignent. Beaucoup d'arbres et de cultures : des champs de coton surtout, et des rizières. L'eau est partout. Nous traversons l'Amou Daria sur un pont flottant.Quel contraste avec les régions arides traversées auparavant !
Un poste de police le long de la route. Nous devons nous y faire enregistrer. Aucun problème ; les policiers sont intéressés par notre voyage et se montrent très aimables. Nous commençons à croire que tout ce qu'on nous avait dit sur eux est très exagéré.

Nous arrivons à Khiva, "la perle du désert", située au bord de la frontière du Turkménistan. Nous avons repéré quelques hotels, le "Islambek" notamment, que nous trouvons assez rapidement. L'endroit est charmant : portes sculptées, tapis et tentures, une terrasse ouverte et un patio avec un divan à l'oriental. C'est une famille qui s'en occupe. Les fils, et notamment le plus agé qui parle bien anglais, nous accueillent très gentiment. Nous sommes même invités à une soirée qui aura lieu après demain !  Nous réservons deux chambres.
Il fait encore très chaud. Pas question d'aller visiter la ville pour l'instant. Nous optons pour un moment de repos et profitons de la clim dans nos chambres.
Vers 19 h nous nous risquons à l'extérieur. La vieille ville, le "Ichan Qala" est un ensemble de mosquées, de mausolées, et de musées auxquelles on accède par différentes portes. Deux grands minarets se détachent du reste : le minaret Kalta Minor et le minaret Juma. Nous traversons l'endroit, de la porte Est à la porte Ouest, avec beaucoup d'arrêts à cause de la chaleur encore forte. Nous visiterons demain matin.
Nous nous installons à la terrasse d'un café,  prenons un petit repas et surtout des boissons .
Retour à l'hotel à travers la vieille ville. La nuit est tombée. On respire enfin ! Avec l'éclairage de nuit, l'endroit est magique...

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Petit déj à l'hötel : omelette (encore des oeufs !) , pain, confiture et beurre, et  surtout beaucoup de fruits frais (pastèque, raisin et pommes) et secs.
Nous commençons la visite par le "Koukna Ark", résidence des seigneurs de Khiva avec, entre autres, la mosquée d'été et la salle du trone. La mosquée Juma, édifice ancien, construit entre le Xè et le XVIIIè, comporte pas moins de 218 colonnes qui supportent son toit. L'endroit est sombre et frais et nous y passons un agréable moment.
Les gamins nous interpellent sans cesse : "What's your name ?" Certains parlent un peu français ; la plupart des touristes viennent en effet de notre pays.
Recherche d'un café. Nous en profitons pour changer de l'argent au noir. Le taux est un peu plus intéressant qu'à la frontière. Nous voilà presque millionaires !
A l'extérieur, la chaleur est au maximum :" entre 46 et 50°", nous indique le garçon de l'hotel. Nous nous trainons à l'hôtel pour une douche et une petite sieste. Nous reviendrons en fin de journée pour quelques achats.


Nous quittons  notre hôtel de Khiva, un peu à regret : l'endroit était vraiment agréable et la ville attachante. Le propriétaire visite notre véhicule et nous regarde partir avec, apparemment, un peu d'envie...
La priorité est de trouver du gasoil : nos réserves ont fondu et il nous faut faire encore 430kms dans des régions désertiques.

Rien à Urganch ! Nous demandons dans les stations, sans résultat. Tout le monde semble rouler au gaz. On nous propose d'acheter du gasoil au noir (pratique courante ici), mais nous craignons une qualité médiocre et des problèmes pour le véhicule.

Nous trouvons une petite gargotte pour le midi. Pas beaucoup d'appétit avec cette chaleur !  (49° aujourd'hui !) Une salade et un  yaourt feront l'affaire. Par contre l'eau (et la bière ...) sont les bienvenues !
Nous suivons une route  toute droite (et assez monotone) à travers le désert. Au début, nous apercevons encore des points de verdure et des petits lacs formés par l'Amou Daria qui traverse cette région. Puis nous attaquons une zone de sable. Le vent souffle assez fort et pousse le sable sur la route. La visibilité est très mauvaise et il faut, en plus, faire attention aux trous dans la chaussée. Les autochtones eux, ne semblent pas gênés et nous doublent à vive allure. La clim est à fond et a bien du mal à faire face à la chaleur ! Enfin nous approchons de Bukkara et trouvons une station qui vend du gasoil, à 12 kms de la ville. (Il faudra désormais toujours rouler avec des jerrycans pleins, en réserve).

Nous cherchons un hôtel en ville. Par hasard, nous tombons sur 2 français, de jeunes lyonnais, qui visitent le pays en train et en bus. Ils nous indiquent leur hôtel tout proche (le "Grand Nodirbek hotel") . Une aubaine : le prix est raisonnable (15 $ apparemment), l'endroit est bien situé et l'hôtel vraiment agréable, avec beaucoup de verdure et de fleurs.  C'est un lieu ancien ( certains des piliers en bois qui entourent la cour ont plus de 200 ans) qui possède un étage avec un balcon  sculpté et une cour intérieure, joliment décorée, bordée d'une treille, où le propriétaire nous invite pour un thé de bienvenue. Il nous fait fièrement visiter une somptueuse salle à manger, décorée de céramiques et de tentures. On se sent vraiment bien ici  et nous y resterons sans doute 2 nuits.
Ce soir : "Plov, plov, plov, plov !" : c'est le plat traditionnel ouzbèke (riz cuit avec des légumes et de la viande) et il est difficile d'y échapper !

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L'hôtel a tenu ses promesses et nous avons tous bien dormi.
Après un change (au noir, bien entendu) auprès d'un commerçant du quartier, nous partons, dès 8h30, à la découverte de la ville (plus tard, il fera trop chaud). Le centre est calme. Nous traversons un premier bazar (il y en a trois ici) et achetons des épices. Le vendeur, en bon commerçant, nous fait goûter son thé.
Par rapport à ceux de Khiva, les monuments de Bukkara  sont plus impressionnants. Le minaret Kalon est considéré comme l'un des plus hauts d'Asie centrale et la mosquée Kalon, (toujours en activité) peut accueillir plus de 10 000 fidèles. Partout des medersas (écoles coraniques) aux magnifiques faïences bleues.
Le marché Sharhiston est très animé. Des femmes, surtout, qui vendent ou achètent des bijoux en or et en argent. Une jeune femme nous aborde. Elle nous dit être prof de français et engage la conversation avec nous. Elle nous explique beaucoup de choses : entre autres qu'on enseigne en Ouzbékistan l'anglais, le français et l'allemand... Elle doit partir demain, avec son mari, à  Vichy, pour participer à un stage et est venue ici pour vendre ses bijoux afin de payer l'hébergement de son mari... Ce détail nous frappe beaucoup.

Le midi, nous mangeons dans un petit café proche de l'hôtel, déniché par les 2 Pat hier. Il a la particularité de proposer des bières pression. Quel régal ! !
Comme hier, l'après midi commence par une sieste.

Départ pour Samarcande, après avoir fait le plein de gasoil.

Pour Patrick et moi, ce matin, c'est imodium... La clim et les boissons trop froides, les crudités et autres plats plus ou moins frais, ont eu raison de nos intestins !
La route est encombrée de minibus Daewoo qui servent entre autres pour le transport de personnes, comme ambulances, etc...
Nous longeons d'immenses champs de coton dans lesquels des gens travaillent.
Un premier controle de police, où on ne nous demande même pas nos passeports " Good? Normal ? Where are you coming from ?" demande simplement le policier.On ne s'attendait vraiment pas à une telle réaction. Cela renforce encore l'impression très positive que nous avons déjà de ce pays. D'autres controles suivent, que nous passons tout aussi bien. Les touristes (français surtout) semblent être dispensés des rigueurs du régime.

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Samarcande. La plus ancienne des villes d'Asie mineure. Située au carrefour de l'Inde, de la Chine et de la Perse. Le nom seul fait rèver ! Nous cherchons la pension "Timur the Great" située dans la vieille ville. Pas facile à trouver !  La pension est tenue par une famille très accueillante. A l'arrivée, nous avons, bien sûr, droit au thé de bienvenue.
Nous partons à la découverte de la ville. Le "Registan" est à deux pas. C'est un ensemble de 3 medersas majestueuses, intégralement couvertes de mosaiques bleues, situées au milieu d'un immense parc. Le site est vraiment grandiose. Nous passons devant plusieurs mausolées, dont celui de Amir Timur. Le fier guerrier perse trone au centre d'une place voisine. Nous flanons dans le parc attenant et profitons de la température plus douce (35° seulement).
Retour à l'hôtel, à la nuit tombante, en trainassant à travers le parc du Registan qui est maintenant très animé : des jeunes, des adultes, avec leurs enfants,  profitent de la fraicheur du soir.

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La propriétaire de la pension, très joviale, nous sert le petit déjeuner (purée de pommes de terre,fromage, crèpes... "Mais pas d'oeufs, s'il vous plait ! !" (nous en avons déjà beaucoup consommé depuis le début du voyage..) Puis, nous suivons l'allée principale du parc de la vieille ville jusqu'au mausolée  et à la mosquée de Bibi Khanoum, l'épouse chinoise de Timur. La mosquée passe pour être la plus grande du monde musulman. L'endroit est impressionnant.
Beaucoup de monde dans les rues. Aujourd'hui, c'est la fin du ramadan et  les femmes ont mis leurs plus belles robes : très clinquantes, la plupart du temps. Mais c'est très agréable à regarder. Nous nous attendions à voir des femmes voilées ; il n'y en a aucune.
Autre ambiance au Bazar Siob. Bonbons, fruits, légumes, pains, viandes et vêtements... l'endroit est très vivant et uniquement fréquenté par les autochtones. Nous changeons au noir chez un commerçant. 100 € = 450 000 Soums. Madame est obligée d'acheter un sac pour stocker tout cet argent...
Nous repèrons un  café sympa où on prépare du plov dans de grandes poèles.
Décidément, l'ouzbékistan nous plait bien : la richesse des sites, les gens accueillants, l'ambiance décontractée... Nous profitons de tout celà avant le départ, demain, pour le Tadjikistan, à 250 km


Nous prenons la direction de Bekabad, vers la frontière tadjike.
Les pleins de gasoil sont faits ! Nous voilà tranquilles !
Le paysage est beaucoup plus vallonné ; les couleurs varient entre l'orange et l'ocre. Beaucoup plus d'arbres fruitiers et de troupeaux de vaches.
A Bekabad, on nous indique la  direction du passage  frontière réservé aux étrangers. Oybek. Nous y voilà ! Le poste de frontière ouzbèke est moderne. Les controles sont rigoureux, mais sans exagération. Pas de problème non plus à la fouille.
Le poste de frontière tadjike est beaucoup plus délabré. Les douaniers remplissent de gros registres, tandis que la télé diffuse un épisode de "Fast and Furious". L'un des douaniers nous propose une tranche de melon... Autre style qu'auparavant ! Nous devons payer  25 $. Sans doute une taxe. Et c'est terminé ! Pas de fouille ! !
Après la frontière nous arrivons dans une région de moyennes montagnes. L'après midi touche à sa fin. Nous trouvons un bivouac assez facilement. L'endroit est calme et isolé. Au loin, des lumières dans la plaine : sans doute une usine ?

La nuit a été très chaude et nous n'avons pas très bien dormi. Nous longeons la frontière ouzbèke, dont le tracé est bien compliqué. Nous croisons un poste frontière. Il est un peu difficile de savoir où l'on se trouve exactement. Quelques photos pour garder une trace de cet endroit. C'est alors que les ennuis commencent ...
Nous croisons une colonne de jeunes militaires, portant des chapeaux style "cow boys". Le chef nous interpelle aussitôt. Surprise... Peut être un simple controle ? Non, nous réalisons bien vite qu'il est interdit de prendre des photos ici. Le militaire confisque nos passeports et nous demande de le suivre.
Un premier chef arrive ; recontrole des passeports et autes papiers. Nous essayons d'expliquer que nous n'étions pas au courant de cette interdiction. Les choses risquent de durer un moment... Une amende (ou pire !) nous attend surement ! Chose rassurante, on nous amène des chaises (à l'ombre) et de la pastèque. Le chef n'en finit plus de téléphoner. Nous expliquons que nous sommes de simples touristes et leur faisons même visiter nos  véhicules (peut être que les choses seront moins graves que nous le pensions...)  Le "grand" chef arrive en taxi. Explication de la situation. Il veut voir nos photos et nous en fait effacer une partie. "Granita" nous explique t'il en nous montrant la carte. Nous finissons par comprendre qu'il est interdit de prendre des photos dans la zone frontalière. Le "grand chef" nous emmène à la ville voisine jusqu'à un autre poste de police. Nous comprenons qu'il veut faire des photocopies de nos passeports. Un moment plus tard, il ressort et nous rend nos passeports. Pas d'amende ! Nous remercions platement. Il nous emmène sur la route de Dushanbe. Nous n'insistons pas, et quittons bien vite les lieux...

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Nous attaquons maintenant la montagne. 2000 mètres très rapidement, et 25 ° seulement. Quel contraste ! Des cascades, des cols escarpés. C'est bien le Tadjikistan, tel que nous l'avions imaginé. Des tunnels mal éclairés et des péages (eh oui, là aussi !)  . Plein de gasoil : en fait, le pompiste apporte de gros jerrycans qu'il vide dans nos réservoirs.. Mauvaise surprise au moment de payer : il a visiblement gonflé le prix du litre de gasoil. Patrick et moi, tenons bon et le pompiste est bien obligé de céder.
La route se transforme en une piste horrible : beaucoup de circulation, des trous et de la tôle ondulée sur près de 80 kilomètres... De plus, il est difficile de trouver un bivouac dans la montagne et il est déjà tard. Par chance, nous finissons par trouver un endroit au bord d'un torrent, dans ce qui ressemble à une colonie de vacances désafectée.


Nous nous perdons dans les rues de Dushanbé, à la recherche d'un grand magasin, et atterrissons finalement dans un marché de quartier.

Pour rejoindre Khorog, nous optons pour la route du Sud, apparemment plus roulante  : Dangara, Vose, Kulob. La route est effectivement très bonne. Toutefois, à cause de  "l'afghanèse", un vent chargé de sable, le ciel est souvent opaque.
Les controles de police sont fréquents. Mais les policiers, voyant que nous sommes français,  nous laissent passer sans problème : " Ah !!  Franzus ! Zidane ! De Funès ! Depardieu !" Leurs connaissances sur notre pays ne datent pas d'hier..
Bivouac, à l'écart de la route, derrière les collines.

Nous roulons tranquillement vers Kulob. Tout à coup, un policier brandit son baton et nous montre son controleur de vitesse qui affiche 74 kms//h. Impossible ! ! Nous roulions au plus à 54 kms/h. Je n'en démord pas et conteste  l'infraction. Finalement, le policier, assez penaud, nous laisse repartir...
La bonne route se transforme en piste de montagne. Nous descendons parfois dans de grands canyons, aux parois abruptes.
Controle militaire  après le col de Shurabad. Les militaires, de jeunes gars rieurs, veulent inspecter notre tente de toît. Simple curiosité ! Ce n'est pas tous les jours que l'on voit des touristes !
Nous longeons la Pyanj, une large rivière aux eaux marrons, qui sépare le Tadjikistan de l'Afghanistan tout proche.
2ème controle de police... Nous y sommes maintenant habitués. La présence militaire est très importante dans cette zone frontalière et nous croisons souvent des patrouilles à pied.

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La piste devient de plus en plus difficile et les véhicules (ainsi que leurs passagers !) sont mis à rude épreuve. Enfin nous parvenons à Kahla I Koum, la fin de la route du sud. Difficile de trouver un bivouac ici : d'un côté de la route, la rivière, et de l'autre, la montagne... Nous commençons à désespérer.
Enfin le bivouac que nous cherchions ! le long de la rivière, à côté d'une rangée d'arbres.
Nous avons même droit au petit spectacle de fin de journée : un 4X4  tadjik planté dans un bras de la rivière ! Heureusement, les supermen français sont là ! En 2 temps 3 mouvements, le problème est règlé. Nous ne sommes pas peu fiers !
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Nous observons les afghans, sur l'autre rive. Dans les villages, plantés dans la verdure, nous voyons les paysans s'affairer. Les champs sont souvent haut perchés et les sentiers d'accès abruptes. La vie ne doit pas être facile ici...
Encore 250 kms avant d'atteindre Khorog. Nous reprenons la route. Quelques gués. La rivière est toute proche de la route et il faut être très vigilant. Des passages très étroits entre les parois rocheuses. Cette route est vraiment éprouvante !
Dans les villages, cachés dans la verdure, les enfants nous proposent des fruits. Près des maisons, les abricots sèchent.
Là encore, aucun endroit propice au bivouac ! L'eau est partout, et nos recherches restent vaines.
Enfin une place sur une petite bande de terre, à côté de la Pyanj ! Il y a aussi un petit cimetière. L'endroit est agréable, mais très venté. Le ciel est sombre et nous craignons un orage.  En face de nous des sommets enneigés, de plus de 5000 mètres.
Ce soir, au moins, nous ne souffrirons pas de la chaleur !
Nous ne sommes plus qu'à 35 kms de Khorog.

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D'un commun accord, nous décidons d'y faire une pause et de nous payer un hôtel pour reposer nos dos fatigués.
Demain nous attaquerons la route du Pamir.
Après un petit déjeuner, pris dans un café de la ville, nous quittons Khorog. Pas de trace du marché afghan où nous comptions faire quelques courses. Dommage !

Nous nous dirigeons donc vers Ishkashim. La route est meilleure que la M 41. Nous rencontrons un groupe de touristes français qui visitent la région en minibus. A 6 dans un véhicule sur les routes tadjikes, nous ne les envions pas !

Nous attaquons la vallée de la Wakhan, en direction de Langar. La route est très agréable. Nous traversons de jolis villages aux rues bordées d'arbres. Beaucoup de cultures et de troupeaux. Les gens sont très souriants et nous font signe. Nouvelle rencontre avec des français, en vélo, cette fois ci. Ils sont de Montpellier et font sensiblement le même circuit que nous.
Seul problème aujourd'hui : le vent. Il souffle très violemment et nous ne trouvons aucun endroit abrité. Nous nous engageons dans un petit chemin. Le bivouac ne sera pas super ce soir, mais nous n'avons pas le choix ! Dommage également pour moi, c'est mon anniversaire aujourd'hui. Nous tacherons de fêter ça mieux demain ! Le repas est vite expédié et nous nous préparons à nous réfugier dans nos tentes pour échapper au vent.
Cinq silhouettes sur le chemin... Sans doute des villageois curieux ? En fait, ce sont des militaires armés de mitraillettes. Un peu impressionnants quand même ! ! Ils voudraient que nous quittions les lieux (nous sommes, cette fois encore, très proches de la frontière afgahne). Nous leur expliquons que nous aurons du mal de trouver un autre bivouac dans cet endroit. Ils acceptent finalement que nous restions là. Décidément, nos rencontres avec les militaires auront été nombreuses et pleines de surprises !

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Un problème nous attend peu après Langar : la route a été emportée par les récents orages. Des voitures et des camions sont bloqués là ; un gros camion avec une remorque tente de passer le virage. Impossible ! Finalement une pelleteuse vient le tirer. Les gens sont massés le long du chemin et observent la scène. Notre tour arrive. Pas de problème ! Les 2 toys passent facilement.
Tout au long de la journée, nous resterons entre 3200 et 3400 mètres d' altitude. Ca explique sans doute les maux de tête et la gêne respiratoire que nous éprouvons tous.
Nous aidons deux motards slovènes à franchir un torrent qui traverse la route. La rivière "Pamir" borde la route. Elle forme la frontière avec l'Afgahnistan, dont nous ne sommes qu'à quelques mètres seulement. Le paysage est grandiose et la piste sans grosses difficultés pour nous.
La pause du midi est très agréable : au soleil, dans un cadre magnifique !
Nous atteignons le col de Khargush,à 4534 mètres, puis retrouvons la M41, toujours en aussi mauvais état... Il faut slalomer entre d'énormes trous ! Nous décidons d'aller jusqu'à Jelandy, après le col de Koltezek. Le ciel est couvert et il ne fait pas chaud.

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Les 2 Pats vont avoir, encore une fois, l'occasion de jouer les supermen : une voiture est plantée dans la rivière, avec de l'eau jusqu'aux portes. Des gens tentent de la sortir de là, sans succès. Patrick entre en action : des cordes solides, le talent de conducteur de Patrick, et après quelques tentatives, la voiture est tirée hors de l'eau. Les propriétaires n'en finissent plus de nous remercier. Ce sont des tours opérateurs tadjiks qui transportent des touristes dans la région. Ils nous apprennent que la vallée de Bartang et la M41 en direction de Khorog sont coupées, suite aux violents orages, qui ont ravagé la région. Il y a eu des victimes et la population de ces vallées a du être évacuée.
Nous voilà bien indécis : il est clair que nous ne pourrons pas suivre le programme que nous avions prévu. Nous ne voulons, bien entendu, courir aucun risque. Le mieux est d'attendre demain pour refaire le point, en fonction de la météo.
En attendant, nous profitons des "hots springs" de Jelandy. Les sources sont plus que "hot" : 46 ° ! Au moins, nous voilà réchauffés

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Nous n'avons pas passé une très bonne nuit ;  l'altitude à laquelle nous nous trouvons est éprouvante, et nous sommes en souci quant à la poursuite de notre périple au tadjikistan.
Il a plu durant la nuit et la météo ne s'est pas améliorée, bien au contraire. Les pistes sont gorgées d'eau et nous devons  renoncer à notre projet de rejoindre Khorog par la vallée de la Chokh Dara.
A regret, nous prenons la direction de Muhrgab.
Le ciel est couvert et il pleut. Huit degrés, ce matin ! Nous sommes encore à près de 4000 mètres. La route parait triste ...  Impossible d'éviter les énormes trous : le 4X4 décolle des 4 roues !
Le paysage a encore changé. La frontière chinoise n'est pas loin. Des yourtes sont plantées ça et là dans les vallées. Les enfants, de type asiatique marqué, nous font signe. Ils ont de larges sourires.

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Col d'Ak Baïtal, à 4676mètres. Puis nous arrivons à Murgab, au bord du lac Karakul. Avec ce froid, et le vent qui souffle toujours, nous ne pourrons pas envisager de  bivouaquer. Ce sera donc une nuit sous la yourte chez l'habitant. Nous sommes accueillis par une famille très sympatique. Le père s'empresse de faire du feu dans la yourte ; rapidement, il y fait très chaud. Nous sommes bien installés ; si ce n'est qu'il faut dormir sur de petits matelas, à même le sol... Peu importe ! C'est une expérience à faire et la gentillesse de cette famille rachète bien tous les petits inconvénients !

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En route vers la frontière !
Nous passons un col à 4267 mètres. Le beau temps est enfin revenu. Dans les prairies fleuries, des marmottes à la fourrure dorée, jouent au soleil. Paysage idyllique
Le poste frontière ( en fait, quelques barraques miteuses) se trouve à Kizil Art, à 4300 mètres d'altitude. Les douaniers tadjiks sont peu virulents et controlent nos papiers sans grande conviction. Ils sont au prise avec des touristes anglais qui refusent de payer la taxe d'entrée.
La barrière se lève. Nous voilà au poste kirghize. Le douanier nous fait lire une note spécifiant que nous devons payer 26 $ pour la taxe écologique. Qu'à cela ne tienne ; nous n'allons pas chercher les ennuis !
Le paysage change dès la frontière passée : des yourtes, qui nous rappellent la Mongolie, et des roulottes, sont dispersées ça et là. Partout des troupeaux de chevaux, de vaches et de moutons.  Les enfants se précipitent à notre rencontre.
Nous traversons des collines verdoyantes et passons d'une vallée à l'autre.
Quel beau pays !
Nous trouvons un joli bivouac, sous les arbres, à l'écart de la route. La nuit s'annonce paisible.

Nous prenons la direction de Och où nous comptons faire des courses et les pleins de gasoil.
La différence avec le Tadjikistan est sensible : le paysage, verdoyant et doux, et enfin, de vraies routes !

Och est une ville animée, dans laquelle on trouve de tout, à profusion ; nous tombons en arrêt devant la vitrine d'une patisserie turque qui propose des petits gateaux et autres loukoums, tous plus appétissants les uns que les autres.
Les Pat engloutissent deux petits poulets rotis pour le repas du midi et nous finissons avec une grosse glace : un petit moment de folie après les restrictions des semaines précédentes !
Seul problème : les banques ne veulent pas de nos euros ( les dollars sont par contre acceptés) et nous passons  du temps à trouver celle qui acceptera notre monnaie...
Un petit tour au bazar, qui regorge de produits venus de Chine.

La région autour de Och est très peuplée et nous avons quelques difficultés à trouver un bivouac tranquille. Une place dans les champs, à côté d'un ruisseau, fera l'affaire.
Les villageois nous observent avec curiosité. Nous avons même la visite d'une jeune femme (professeur apparemment) venue spécialement pour voir les touristes.
Aucune crainte à avoir, nous pourrons dormir tranquille.

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Nous cherchons la route qui doit nous permettre de rallier le lac d'Issik kul, par les pistes de l'intérieur.
Il faut faire mille détours pour passer Dzalal Abad sans franchir la frontière  ouzbèke. Le tracé des frontières est très capricieux et les limites entre Ouzbékistan, Kirghistan et Tadjikistan peu évidentes.
La piste se perd dans la montagne, dessinant d'incroyables épingles à cheveux. Nous roulons tout au sommet, à plus de 3000 mètres et passons parfois à côté de coulées de neige.  Sur les plateaux, nous rencontrons des bergers (des enfants surtout) avec leurs troupeaux.
Quelques courses à Kasermann :  le traditionnel "nan" (pain plat), quelques fruits et légumes, puis nous cherchons un bivouac. Les pistes de montagne sont fatigantes, et nous avons besoin de nous reposer.

Aujourd'hui, nous partons pour le lac de montagne de Song Köl. Les montagnes sont noyées dans la brume. Nous passons un premier col à 3200 mètres et croisons à nouveau des cyclistes.
La piste redescend vers Ak Tal. Pas grand chose dans les magasins d'alimentation ! Nous demandons aux habitants. On nous conduit dans une petite boulangerie. Des paysannes nous apportent des oeufs ( je sais imiter la poule à merveille...) et des pommes de terre. Nous voilà parés pour les repas futurs !
Enfin nous parvenons au lac de Song Köl, à 3000 mètres d'altitude. Il est beaucoup plus vaste que nous ne le pensions. Le paysage est réellement magnifique : beaucoup de yourtes de bergers (quelques unes pour les touristes, aussi) et de larges prairies très vertes avec des troupeaux.
Seuls  problèmes : le froid et la pluie qui commence à tomber.
Une fête équestre bat son plein. Nous assistons même à une partie de "ballon" à cheval (le ballon est en fait remplacé par un mouton décapité ...)

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La pluie tombe de plus en plus fort ; Patrick tend un tarp entre nos deux toys pour nous faire un abri. Trois jeunes cavaliers kirghizs viennent s'y réfugier en attendant que la pluie se calme.
Pour le diner, ce sera soupe et omelette aux pates. Nous prévoyons de gros sacs de couchage pour la nuit...
Les voitures n'ont pas cessé de circuler pendant la nuit ; sans doute des kirghizs qui se rendaient à la fête ? Un troupeau de yaks passe à proximité.
Nous entreprenons le tour du lac. La pluie a presque cessé mais il ne fait pas chaud. Des plaques de neige sont visibles ça et là.  Nous croisons trois jeunes cyclistes français, partis en voyage depuis plus d'un an.
Un peu plus tard, nous atteignons la route principale : un vrai billard !  Nous avions presque oublié que l'on pouvait rouler aussi facilement !
Quelques poissons grillés pour le repas du midi. Puis nous prenons la direction de Bishkek, la capitale.
La police nous arrête au passage. C'est encore le film pare soleil de Patrick qui pose problème ! Le policier l'arrache sans grande délicatesse...
Nous avons prévu de passer la nuit à Bishkek, dans un hötel tenu par des français. Rien dans la rue où il est sensé se trouver ! Un jeune homme nous guide très gentiment vers un autre hôtel. Sa mère, qui parle bien anglais, arrive à la rescousse et nous atterrissons dans un hôtel de bon standing, avec clim et wifi.
Nous invitons le jeune homme et  sa maman pour le diner. Ils nous conduisent, avec leur voiture personnelle dans un restau plutôt classe du centre. Que de gentillesse !


Première difficulté avant de quitter l'hôtel : arriver à sortir la voiture de la cour ! En effet,quand on ouvre le portail en grand, le pilier, qui le soutient,  menace de s'effondrer  ... Nous sommes obligés de le sangler !
Quelques achats au "Och  Bazar" ; nous y trouvons des objets typiques du pays et les 2 Pats marchandent les prix d'arrache pied.

Vidange avant de poursuivre le voyage (les deux jeunes mécanos, visiblement peu expérimentés, ont droit à un cours de mécanique en franco-anglais...)
C'est alors que je découvre qu'il ne reste plus qu'un seul boulon sur les quatre qui tiennent le bras de direction ...Patrick me conduit en ville pour tenter de trouver les pièces. Sans succès ! Un bricolage, je démonte un goujon du coté droit et le remonte à gauche puis la vis butée de direction à la place du goujon manquant et nous pouvons repartir.
Nous apercevons un joli bivouac au pied d'un versant, tout au bord de la rivière. La pastèque , plongée dans l'eau fraiche, est délicieuse...  

Un controle de vitesse peu après le départ : le policier brandit son appareil. "Niet ! Niet !" : je conteste la vitesse enregistrée.(Je ne pouvais rouler à 76 km/h puisque j'étais à 82 ) Finalement, il repart en bredouillant des mots incompréhensibles. Nous reprenons la route. Espérons qu'au passage de la frontière les policiers ne se souviendront pas de nous...
Nous longeons très longtemps le lac Issik Kul, qui fait plus de 170 kms de long, sur 70 de large. Les jolies plages de sable rose nous font un peu envie, mais le temps maussade n'est guère propice à la baignade.
A l'est du lac, la route qui mène à Kegen, vers la frontière kazakhe, est en très mauvais état. Les fossés sont gorgés d'eau et il est difficile de trouver un bivouac. Le petit vallon, avant le col de Bag Tach fera l'affaire.  
La soirée est pluvieuse. Nous nous réchauffons autour du  bon petit feu de camp préparé par Patrick et moi.

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Derrière le col de Bag Tach, nous plongeons dans une superbe vallée : partout, de belles prairies vertes qui bordent les torrents et des animaux en liberté . Beaucoup de campements d'apiculteurs également.
La frontière kazakhe est toute proche. Parfois même, nous roulons sur le chemin qui la constitue. Au poste frontière, les militaires sont occupés à cirer leurs rangers et à désherber les allées...Nous passons par plusieurs bureaux, sans difficulté, puis à la fouille finale.
Et nous revoilà au Kazakhstan ! Karkara puis Kegen où nous nous arrêtons pour le repas du midi.
Enfin, après une dizaine de kilomètres de piste, nous parvenons au Sharyn Kanyon. Nous sommes dans un parc naturel et il faut payer un droit d'entrée. On peut y passer la nuit et quelques véhicules, dont plusieurs camping cars, sont stationnés là.
Le paysage est grandiose : l'érosion a creusé une énorme crevasse de 150 à 300 mètres de profondeur et façonné les parois en leur donnant des formes inattendues. Par cette chaleur, la descente jusqu'au bord (et surtout la montée) est fatigante.
C'est alors que nous remarquont des véhicules qui circulent au fond de la crevasse... La réaction ne se fait pas attendre longtemps : il faut trouver le chemin pour y aller aussi, quite à prendre un sentier en pente raide et, qui plus est,  fermé par une barrière et un sens interdit !  Retour à l'entrée du parc où les deux "indomptables" discutent avec les gardiens pour connaitre le chemin d'accès  au fond de la crevasse. En guise de réponse, ils nous font lire un règlement en anglais qui stipule que "tout véhicule qui circulerait dans la faille aurait à payer une amende de 2000 Tenge"... De longues discussions s'en suivront sur le "non fondé" de ce règlement...
Ce soir Patrick ne se sent pas très bien. Espérons que ce ne sera rien !

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Patrick est toujours malade : l'eau glacée, l'alimentation, sont sans doute à l'origine des troubles intestinaux dont il souffre .
Nous décidons de partir pour Almaty et de passer la fin de la journée dans un hôtel où nous pourrons nous reposer.
Au passage, arrêt dans un garage (enfin, si l'on peut dire, car le mécano n'a aucun outil approprié et son garage sert avant tout d'abri aux oiseaux...) pour resserer les boulons de la direction et les rotules.  
A  Almaty nous descendons dans un hôtel du centre, en face du bazar, que nous pouvons voir depuis notre chambre, au 5è étage.

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Avant de reprendre la route, un petit tour au grand bazar d'Almaty ( le Zelyany Bazar) et au marché vert . On y trouve des produits locaux, mais également beaucoup d'articles "made in China". Nous faisons provisions de fruits secs, tandis que les garçons se font refaire une petite coupe chez un coiffeur, installé dans le marché. Il est très doué et arrive, avec très peu de matériel, à un résultat plus que satisfaisant...
Nous roulons vers Taraz et longeons la frontière du Kirghistan. Nous traversons de longues étendues désertiques, sans rien à l'horizon. Mais au moins, la route est en bon état !
Nous bivouaquons dans la steppe, dans un endroit tranquille. Si ce n'est que... la voie ferrée passe juste à côté !

Un controle de vitesse dès le matin !  Dès qu'une pancarte signale la présence d'un village,  il faut rouler à 60 kmh, même si l'on est sur une quatre voies. Nous nous sommes laissés pièger. Le premier policier n'a pas l'air commode ; il emmène nos passeports et nos cartes grises. Ca ne se présente pas bien ! Le second est beaucoup plus jovial : "Do you speak english ?" demande t'il. Il est assez perplexe quand il constate qu'il y a deux "Patrick" : lequel est "Patrick Raymon" ? Et lequel "Patrick Gerard" ? Les choses se compliquent quand arrive un touriste roumain qui ne s'appelle pas Patrick... Finalement on nous rend nos papiers et en s'en allant, le policier nous lance "My name is Jean." "Bye, bye!" Du grand n'importe quoi...
Re-controle un peu plus loin : la vitesse est limitée à 50kmh sur 10 km, à cause de travaux (d'ailleurs terminés...). Mais cette fois ci, les policiers sont occupés avec l'autre file, et nous échappons encore à l'amende. Décidément, rouler au Kazakhstan est bien problématique !

La route que nous suivons n'en finit plus ; en fait, le GPS nous a fait prendre une départementale, plus courte apparemment, mais bien plus éprouvante.  La steppe est balayée par un vent violent qui soulève le sable. A Quimkent, nous quittons la route et trouvons un bivouac à la lisière d'un village, à l'abri du vent.
Un villageois arrive et engage la conversation. Il revient peu après, accompagné de son fils, et nous offre une pastèque et un melon. Nous faisons même une petite photo souvenir.  La nuit devrait être paisible.

La nuit n'a pas été paisible du tout ! Nous avons eu des visiteurs à 1h 30 du matin. Des jeunes, apparemment, plantés autour de nos véhicules et qui discutaient ferme en s'agitant. Nous somes intervenus et les ont fait déguerpir. Quelles étaient leurs intentions ?? Peut être pas si bonnes que ça, puisqu'en se sauvant, ils nous ont jeté des mottes de terre, dont l'une a failli blesser Chantal. Quoi qu'il en soit, nous avons levé le camp, et sommes allés finir la nuit un peu plus loin dans la steppe.
Un peu ébranlés par cette histoire, nous poursuivons notre route en direction de Turkestan. A  midi, un délicieux "beshbarmak" (ragout de cheval accompagné de pates) sous la tonnelle d'un petit restau, nous remet de nos émotions.
Nous faisons une halte à Turkestan  pour visiter le mausolée Yasawi (du nom d'un religieux soufi vénéré dans le pays). Deux mosquées, dont l'une  sousterraine, et un jardin de roses (on y voit, en fait, surtout des zynias..), se trouvent également à proximité. Certes, l'endroit est à voir, mais en comparant avec les merveilleux sites ouzbeks que nous avons pu admirér auparavant. nous sommes moyennement impressionnés.
Ce soir encore nous avons du mal à trouver un bivouac correct. Finalement, nous nous installons au fond d'une carrière. Là, au moins, nous serons à l'abri du vent et parfaitement tranquilles.
C'est du moins ce que nous pensions, car...voilà qu'arrive, en voiture, le propriétaire de la carrière, accompagné d'une dame... Nous partageons notre salade avec eux et quelques bouteilles de bière. Puis vient le moment de l'incontournable photo souvenir.
Finalement, le monsieur prend congé en nous faisant comprendre, avec quelques allusions coquines, qu'il a mieux à faire avec sa dame...
Curieuse rencontre, qui alimentera largement nos conversations

Encore plusieurs contrôles de vitesse ce matin... mais nous sommes maintenant rodés, et déjouons les pièges des policiers.
Kizilorda , "la ville rouge"(elle a été  capitale à l'époque communiste) est une ville assez moderne, traversée par de grandes avenues, décorées et bordées de lampadaires (le  tout assez "kitch", certes...). Elle tire principalement sa richesse  de l'exploitation de gisements de pétrole.
Symbole de la vie "à l'occidentale" : une cafétéria, où nous prenons le repas du midi. Voilà qui nous change des gargottes !
Le bivouac dans la steppe est sympa. Mais nous avions oublié... les moustiques, très friands de nos épidermes et qui nous obligent à écourter la soirée pour nous enfermer dans nos tentes...

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Arrivée à Baykonur, base de lancement des vaisseaux spatiaux et fusées soviétiques. Nous tentons d'approcher du cosmodrome, mais sommes vite refoulés par des militaires russes peu aimables... La visite ne peut se faire qu'avec des autorisations spéciales, demandées longtemps à l'avance.
Qu'à celà ne tienne ! Un autre projet nous attend : celui d'aller voir la mer d'Aral, du côté kazakh, cette fois ci.
Depuis Aral, une piste caillouteuse mène à un premier village, 90 kms plus loin. Au passage, nous croisons quelques chameaux qui s'attardent autour des trous d'eau. Il y a beaucoup d'aigles aussi. Puis la piste bifurque vers le village de pêcheurs de Tastubek, à 40 kms. La piste est beaucoup plus sablonneuse et le toy peine un peu (en 2 roues et en longue). Enfin, nous apercevons la mer, plus étendue que nous ne l'avions imaginé.
Bivouaquer à proximité immédiate de la plage, serait vraiment super ! Patrick et moi, nous nous lançons dans le sable,  pour se rendre vite compte que la plage est en fait constituée d'une épaisse couche d'alluvions. Le résultat ne se fait pas attendre : le hj61 s'enfonce profondément dans le sol sans arriver à se dégager des énormes ornières. Patrick ne fait pas mieux et se retrouve lui aussi planté... Plaques de désensablage, pelles, sangles... sortir les deux véhicules de là risque de prendre un bon moment !
C'est alors qu'arrive un vieux UAZ, suivi d'un autre véhicule. Ce sont des pêcheurs qui viennent du village. La providence !!  Le petit camion va pouvoir tirer le toy  de Patrick (du moins, s'il ne se disloque pas totalement sous la tension !). Les sangles sont fixées au camion du pêcheur, qui nous fait comprendre qu'en échange il attend un dédommagement (pas très sympa, cette réaction !). Le camion démarre et parvient à sortir le toy, qui me sort à son tour, sans beaucoup de difficultés. Opération réussie ! !
Nous pouvons enfin planter le camp et profiter de l'endroit. Les pêcheurs s'éloignent sur leurs barques pour aller poser leurs filets dans la baie. Nous nous installons à côté de petites cabanes de chasse.
L'endroit est calme et accueillant. Nous décidons d'y rester le jour suivant.

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Un peu de mécanique avant de profiter de la journée : le décanteur de gasoil est percé et il faut le changer. Un tuyau, et je shynte le décanteur, et c'est chose faite.
La journée est très chaude et les filles profitent de la mer, du moins, d'un petit bassin, creusé par moi, pour leurs éviter les herbes accumulées dans l'eau.
Quel dommage que nous ne puissions pas faire cuire quelques poissons ! Mais ne soyons pas trop exigeants : repos et baignade dans un endroit unique. Que demander de mieux ?

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Retour à Aral pour quelques courses et le repas du midi. Au restau, nous sommes le point de mire, comme c'est souvent le cas. Un client tente d'engager la conversation avec nous et un autre, propriétaire d'un toy, vient également nous saluer.
Nous bivouaquons dans la steppe à quelques kilomètres de la route, dans un paysage aride, sans aucun arbre. Le vent, qui souffle très fort, nous glace.
Ce soir nous fêtons l'anniversaire de Patrick : champagne et Macvin et un bon petit repas amené de France (coq au vin, s'il vous plait !). Nous sommes gatés !!

Arrivée à Aktobé, belle ville moderne avec de larges boulevards, de grands buildings et même des palaces. On devine une ville très active. Nous rencontrons plus de voitures venant de Russie. La frontière n'est plus si loin.
Le paysage est plus agréable également : quelques cours d'eau et beaucoup plus de verdure et d'arbres.  Nous trouvons un endroit agréable pour passer la nuit, en bordure d'un petit bosquet.

Nous faisons route vers Uralsk, dernière ville avant la frontière russe.
Arrêt dans un village pour chercher une banque et prendre le repas du midi. La banque est bien difficile à trouver. Finalement ce sont des policiers qui nous y conduisent, non sans nous avoir fait remarquer que nous avons oublié d'allumer nos codes...(mais ils n'insisteront pas plus...).  Petit restau sur la place. La fille du patron est appelée à la rescousse pour nous aider à passer commande (très souvent, on nous sert le contraire de ce que nous avions imaginé...). Le patron nous offre un verre de lait de jument, (un peu aigre, à notre goût...) en guise de bienvenue, puis insiste pour faire une photo avec nous et nos véhicules (nous promettons de publier la photo sur internet)
Ce soir, nous fêtons notre dernière nuit en bivouac : feu de camp, grillades de mouton (que nous avons eu la chance de dénicher dans une petite épicerie) et chamalows.  Pas de vent, ni de moustiques. C'est vraiment un bon moment, dont nous nous souviendrons !

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Uralsk. Dernière ville kazakhe importante, à 60 kms de la frontière avec la Russie. Nous y faisons quelques courses et le plein d'essence (le gasoil coûte environ 44 centimes d'euro), pour utiliser nos derniers Tenge.
Il nous faut deux heures pour passer les deux frontières. Le douanier kazakh, assez pointilleux,  nous fait déballer l'arrière du véhicule, ouvrir le WC et la tente de toit. Le russe est moins exigeant : il nous demande carrément si nous avons des armes et de la drogue...
La route, avant l'embranchement pour Samara, est en mauvais état, dans le style des routes que nous trouvions au Kazakhstan. Nous tentons de retrouver la Gosiniça, où nous nous étions arrêtés à notre retour de Mongolie, en 2013 : sans succès. Nous finissons par atterrir dans un petit hôtel, sans grand charme, aux abords de Samara.
On accède aux chambres par un escalier extérieur en fer. Dans la cour des femmes, à l'air assez rude, discutent en nous regardant passer. Le patron parle un peu anglais ; nous parvenons à communiquer  avec lui. Il nous fait découvrir "la gigolos", la bière typique de Samara et nous fait préparer des gros raviolis à la viande. Son accueil sympatique nous fait oublier l'image un peu négative que nous avions des russes...
Le proprio, soucieux de bien nous recevoir, nous fait goûter, pour le petit déjeuner, une soupe russe typique : vraiment trop aigre pour nous ! Par contre les oeufs au lard et au fromage sont délicieux. Puis il nous photocopie l'itinéraire à suivre pour rejoindre Samara. Vraiment très gentil ! Nous échangeons nos emails et faisons une photo souvenir.

Nous remarquons le changement de température depuis que nous sommes arrivés en Russie : 17 ° seulement ce matin !
Le centre de Samara est agréable : un grand parc surplombe la Volga et on peut y voir aussi la cathédrale. Très peu de monde, en ce dimanche ; nous pouvons circuler tranquillement. En 2013, nous avions connu la route de contournement de Samara en travaux et avions passé des heures interminables dans les bouchons. A la place, nous trouvons aujourd'hui une autoroute. L'infrastructure s'est réellement améliorée en Russie et le parc automobile a, lui aussi, beaucoup évolué.
La gostiniça où nous nous arrêtons pour la nuit n'a rien d'engageant de l'extérieur, mais les chambres sont très correctes avec en déco, le kitch dont les russes raffolent : rideaux drapés, style vénitien, stuc et néon bleuté au plafond, les murs et la literie dans différents tons de vert... Il y a même, à l'extérieur, une famille d'ours (en bois), tables et les chaises assorties, qui rappellent l'histoire de  Boucle d'or...Il faut aimer !

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Départ pour Penza. Patrick se rend au garage Toyota pour une vidange et une révision de son véhicule. Nous y resterons jusqu'à 16h30... le temps de corriger certains défauts (le véhicule a un peu souffert de notre périple) et pour nous, d'apprécier "l'espace clients"du garage : accès internet, vidéos, film (sur l'histoire de toyota), bar et snack où nous nous restaurons. Et, autre bonne surprise, le prix de la réparation, qui n'a rien à voir avec celui qu'on demanderait en France !
Ce soir, nous dormons dans un château !   L'endroit, d'inspiration moyenageuse ( chevalier en armure, tapis, peintures murales, tableaux, mobilier en bois, cheminées, vitraux, chandeliers, lustres, trophés de chasse...etc)  (tout étant entièrement faux !) a été construit (d'après ce que nous avons pu comprendre) par un russe fortuné (un peu prétentieux, sans doute !) et on y va de surprise en surprise : piscine intérieure, bordée de plantes ( pour les invités VIP), serre, cascade, étang (sur lequel nagent de faux cygnes), kiosque, dragon et sorcière dans le parc...

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Nous remontons vers Moscou. Il pleut et il fait seulement 13°. Nous n’étions plus habitués à de telles températures !
Au passage, nous nous arrêtons dans une gargotte (Isba)  et commandons des chachliks. Le poêle est allumé et il y fait bien chaud. Au mur sont accrochés toutes sortes d’objets, qui nous révèlent un peu le quotidien des personnes qui vivent ici : des images pieuses, la médaille militaire du père, des diplomes, des chaussettes en grosse laine…
Plus loin, nous achetons des poupées russes à une petite mamie, si contente d’avoir fait des affaires qu’elle nous remercie mille fois.
Ce soir, la recherche d’une gostiniça pose problème : ou il n’y a plus rien de disponible, ou on nous propose des chambres plutôt miteuses…Enfin, vers 20h30, nous trouvons ce que nous cherchions. Une bonne bière et un petit repas chaud terminent agréablement la journée !

Pour éviter Moscou, nous faisons un crochet par Tula, vers la nationale 9.
Encore des chachliks à midi, une assiette énorme !
Je mord sur la ligne blanche alors que je suis Patrick. Un policier, vu au dernier moment, brandit son bâton, alors que je passe. Trop tard pour s’arrêter ! Tant pis, nous continuons… Quelques moments d’inquiétude un peu plus tard, quand nous voyons une voiture de police ralentir, puis s’arrêter sur le parking où nous sommes garés… Ouf, ce n’est pas le même policier ! Nous avons eu de la chance, cette fois encore !

Nous poursuivons la route vers Riga et la frontière avec la Lettonie.
Nous nous arrêtons dans la gostiniça où nous avons passé notre première nuit en Russie et mangeons notre dernier chachlick.
La boucle est bouclée !
Demain, passage de la frontière russe. Espérons que le policier d’hier ne nous y attend pas !


Dernière édition par pat39 le Sam 5 Sep 2015 - 16:06, édité 2 fois
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Message par Youle le Sam 5 Sep 2015 - 14:07

Waouh!!! Quel voyage ! Merci pour ce partage !

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Message par Invité le Sam 5 Sep 2015 - 14:18

super récit, Merci cheers cheers cheers

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Message par yanou38 le Sam 5 Sep 2015 - 19:01

Bonjour,
Magnifique et un grand merci de nous faire partager ce beau voyage,on a un peu l'impression d'étre avec vous c'est génial,
bonne route et continuez de nous faire réver cheers
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Message par pat39 le Sam 5 Sep 2015 - 19:15

Merci à tous.
Si vous rêvez, vous partez déjà .
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Message par royco17 le Sam 5 Sep 2015 - 22:33

cheers cheers cheers , quelle belle aventure, merci pour ce superbe récit, à la lecture de ce que tu dit, je sait maintenant que jamais je ne ferais de merveilleux voyage en famille, ma femme serait morte dix fois et moi aussi du coup, elle m'aurait trucidé au moins plusieurs fois, quel courage, et quels souvenirs vous devez avoir, bravo aux aventuriers.
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Message par pat39 le Dim 6 Sep 2015 - 10:47

Merci, nous c'est nos enfants qui avaient peur. Voyage sur les trace de la "croisière jaune" ou les pays en "Stan" 1803204627

Epilogue raconté par mon épouse.


Vendredi 21 Aout
Dès 9h30 nous sommes à la frontière. Les douaniers russes ne font aucune difficulté. Ils s'amusent en voyant que nous avons des WC dans nos véhicules...
A 10h00, nous passons à la douane lettone. Première difficulté : nous avons des réserves de carburant. Ce n'est pas autorisé et nous allons devoir payer une taxe. Même chose pour la vodka : nous n'avons droit qu'à 1 litre d'alcool par personne. Pas de problème ! Nous nous répartissons les bouteilles et le tour est joué !
Puis vient le contrôle des papiers. Les douaniers sont nerveux et contrôlent tout scrupuleusement. Ils veulent voir notre attestation d'assurance et le permis de conduire. Je mets un certain temps à trouver l'attestation, rangée depuis le début du voyage, et tombe sur la copie du permis de conduire de mon mari. La douanière me fait signe de le porter également au bureau de contrôle. Je remets les deux papiers au douanier et je réalise aussitôt mon erreur : il a en main la copie du permis de conduire et non l'original... J'essaie de rattraper mon erreur en lui donnant aussitôt l'original. Trop tard, il est déjà en train de vociférer en disant que je lui ai remis un faux ! Je réalise, à ce moment là, que la copie est celle de l'ancien permis de conduire de mon mari... donc qu'elle ne correspond pas exactement à l'original. Nous sentons arriver les problèmes ! ! !
En effet. Une heure se passe... Je me renseigne et j'apprends qu'ils sont en train de vérifier tous nos papiers. Une heure plus tard, on nous emmène dans un bureau où je dois faire (en français) un compte rendu détaillé de ce qui s'est passé. Vers 13 h nous voyons arriver un traducteur anglais qui nous explique, que je dois refaire un autre compte rendu, en anglais, cette fois ci. Nous le suivons dans un bureau où un autre personnage (qui ne nous salue même pas quand nous entrons et fait mine de nous ignorer), visiblement un personnage important de la police judiciaire, est occupé à interroger la douanière à laquelle j'ai eu à faire. On nous laisse entendre que ça devrait s'arranger dans l'heure qui suit. Pas du tout ! Une heure plus tard, c'est mon mari qui doit, à son tour faire un compte rendu écrit !

En fin d'après midi, l'officier de police judiciaire nous fait savoir qu'il compte nous emmener à Rezneke, la ville voisine, pour interroger chacun d'entre nous en présence d'une interprète en français. Vers 19h commence mon interrogatoire (Pourquoi ai-je fait une photocopie du permis, comment, qui l'a faite, et bien d'autres petits détails). Le policier est impassible, compulse toutes les photocopies de nos documents et n'en finit pas de remplir des papiers... Je pense à ce moment là au sinistre KGB...Sentant que les choses ne s'arrangent pas, je demande à téléphoner à l'ambassade de France. La personne qui me répond me rassure et me dit qu'il n'y a rien de sérieux contre nous et que nous aurions du les contacter bien plus tôt, avant que la situation n'empire.

Vient le tour de mon mari. Il est 21h30. Le ton monte ... Le policier lui indique qu'il a droit à un avocat. Soit ! Nous attendons l'avocat qui arrive vers 22h. Je rappelle l'ambassade entre temps. Ils se mettent directement en rapport avec le policier et parlementent avec lui. 22h45. Mon mari est toujours dans le bureau du policier. L'ambassade, que j'appelle encore à la rescousse, nous explique qu'il vaut mieux laisser le policier finir son rapport, sans trop intervenir, si nous voulons sortir de là rapidement. Je suis à nouveau interrogée. Je réponds brièvement aux questions, en suivant les conseils de l'ambassade.
23h45 ! Nous pouvons enfin sortir du commissariat ! Le policier nous indique que nous pouvons retourner en Europe, mais qu'il nous est interdit de revenir en Lettonie, et que nous allons recevoir un procès verbal de l'instruction judiciaire, à notre domicile en France...

Quelle histoire !
Il y a, en tout cas, une chose importante à retenir : ne pas hésiter à faire intervenir l'ambassade en cas de difficulté. On y trouve des gens attentifs, compétents et qui savent vous remonter le moral.

Un grand merci à nos amis Patrick et Chantal, qui ont fait preuve de beaucoup de patience et nous ont soutenu pendant cette journée difficile !

Samedi 22 Aout
Pas la grande forme aujourd'hui... Nous quittons la Lettonie, traversons la Lituanie et passons la nuit à Suwalki, en Pologne.

Dimanche 23 Aout
Suwalki - Poznan : une étape en Pologne, avant de rejoindre Berlin.

Lundi 24 et Mardi 25
Visite de Berlin. Je redécouvre cette ville que j'aime beaucoup . Une soirée entre amis, devant un copieux jarret de porc et une bonne bière berlinoise nous remettent en forme et nous font oublier les mauvais moments des jours précédents.
(Une adresse à Berlin, pour les camping caristes et autres 4X4treux : le "Wohnmobilpark" de Tegel- Waidmannsluster Damm 12-14. GPS N : 52°35 44 E:13° 17 21. L'endroit  propose des emplacements agréables, est équipé de sanitaires et surtout, on est seulement à 25 minutes du centre, par le métro.)

Mercredi 26 Aout
Autre étape en Allemagne, dans le Harz, près de Alsfeld, au charmant petit camping de Heimertshausen (par Zell et Romrod). L'endroit est reposant. Le proprio nous accueille très gentiment et nous prépare des Brötchen pour le petit déj...

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Message par yanou38 le Dim 6 Sep 2015 - 16:08

c'est clair l'aventure à son adrenaline mais quelques fois pas toujours là ou elle devrait,pas toujours trés cool de passer dans certains pays et de rencontrer ce genre de dificultés Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes
nos sangliers que l'on croise a l'orée du bois son plus comprehensifs chez nous Wink Wink
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Message par Invité le Dim 6 Sep 2015 - 16:56

Chaud l'épilogue pour une photocopie !!!

Mais maintenant ça ne reste qu'une anectote de ce superbe voyage Cool

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Message par Clochette01 le Dim 6 Sep 2015 - 19:47

Un super grand merci pour ce reportage qui fait rêver !
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Message par pat39 le Dim 6 Sep 2015 - 20:18

Eric001 a écrit:Chaud l'épilogue pour une photocopie !!!

Mais maintenant ça ne reste qu'une anectote de ce superbe voyage Cool

La copie était quand même recto verso en couleur et entièrement plastifié, pour le cas ou je prendrais un bain.
En plus c'était l'ancien permis car depuis les visites médicales du PL , n'étaient pas à jour.

Moralité, dès que vous voyez qu'il y a problème, appelez l'ambassade sans attendre.
Ceci dit, je projette un voyage en Iran  et un retour dans ses pays.
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Message par Le rat52 le Dim 6 Sep 2015 - 21:53

Super voyage que vous avez effectués la les amis. Merci pour ce reportage qui donne envie de voyager
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Message par Youle le Dim 6 Sep 2015 - 22:28

Du nouveau sur votre Forum préféré ! Une section "Voyages" vient de prendre place, vous pourrez donc ici laisser vos post sur vos voyages !

Bonne lecture à tous ! cheers

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Message par skipper63 le Lun 7 Sep 2015 - 7:53

Vraiment génial.
Merci beaucoup pour ce partage, tu m'as fais voyager avec toi.
Merci, merci cheers cheers cheers
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Message par pat39 le Lun 7 Sep 2015 - 7:59

Si je peux donner le gout de partir , c'est vraiment beau.
En tout cas laissez vos aprioris à la maison et partez .
Merci pour la création de la rubrique " voyages ".
J'ai croisé un jimny avec 5 jerrycans sur le toit qui faisait le même voyage.
Pat39


Dernière édition par pat39 le Lun 7 Sep 2015 - 17:10, édité 1 fois
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Message par Romainletu le Lun 7 Sep 2015 - 15:48

merci beaucoup pour ce beau recit! cheers
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